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© 2017 par Ben ZIMET et Katell GRABOWSKA. Tous droits réservés.

Chanteur et conteur yiddish, anversois, canadien, juif d'ascendance polonaise et allemande, à nouveau parisien après un long séjour au Sénégal

L'enfance et l'adolescence

       Ben ZIMET naît à Anvers le 3 février 1935. Sa mère, Dora Weber, est originaire de Nuremberg, en Allemagne, et son père Osjasz Zimet, polonais, est issu d'une famille d'érudits à Jaslo, les Tzimet (ce qui signifie la cannelle). Il est le petit benjamin. Sa soeur Sabine est née en 1932 et son frère Marc un an plus tard. À l'invasion allemande, la famille part vers la France, dans le Midi, puis après l'invasion de la Zone libre, en Corrèze. Pour protéger leurs trois enfants, les parents sont contraints de les confier à différentes familles chez qui ils vivent jusqu'à la fin de la guerre comme enfants cachés. Ben est même enfant de chœur à Saint-Setiers et y est recueilli par les Lacialle qui méritent amplement le titre de Justes (la disparition des preuves matérielles interdit malheureusement la demande officielle de ce titre) [voir le spectacle et le CD du même nom "Un Enfant de la Corrèze " pour davantage de détails sur ces années d'enfant caché]. Après la Libération de la France, la famille se reconstitue et retourne à Anvers jusqu'en 1948 date à laquelle ils vont rejoindre d'autres membres survivants de leur famille à Montréal au Canada.

       A l'été 1948, la saison bat son plein à Saint Agathe-des-Monts, P. Q.,  à l'O. Kahn's Hotel "strictly kosher" de la tante Frida. Le père de Ben, Osjasz y est bombardé maître d'hôtel, son frère Marc et lui serveurs. Il y a un orchestre montréalais de Perry Carman qui toutes les après-midi, sur la terrasse face au lac, joue les standards américains de l'époque pour la clientèle essentiellement yiddishophone. C'est là que Ben entend pour la première fois l'inoubliable September Song de Kurt Weill. Tout le charme du Berlin et du Vienne d'avant-guerre est dans cette chanson. Son père devient traiteur, puis plus tard, chef cuisinier spécialisé dans les bar-mitzvah et les mariages juifs new-yorkais. Après ce premier été passé chez la drôlissime tante Frida, la famille descend s'installer à Montréal dans le quartier juif d'Outremont juste à côté de la synagogue. Sabine, âgée de 16 ans, est incitée à rentrer dans le monde du travail. Marc et Ben, toujours francophones, suivent une année de mise à niveau dans une école communale, où ils apprennent l'anglais. Mais on parle toujours le yiddish à la maison. Maman Dora écoute le répertoire viennois sur le gramophone. S'étant fait remarquer pour ses qualités vocales, Ben est recruté comme soprano par la chorale de la synagogue Fairmount où il officie tous les samedis et jours de fêtes, et reçoit ses premiers cachets. Puis Marc et Ben postulent pour rentrer au lycée français de Montréal. Hélas, le lycée français de l'époque est interdit par les lois québécoises aux circoncis et réservé aux catholiques. Reste l'école hébraïque ou protestante, plus libérale. L'école hébraïque n'appréciant pas leur manque de connaissances de l'hébreu courant, ils se retrouvent dans un lycée protestant où la majorité des élèves sont juifs !  Ben, premier de la classe, s'y ennuie terriblement.

 

Les dernières années canadiennes

       A 16 ans, il décide de tenter sa chance dans le monde du travail. Il devient d'abord expéditeur de vêtements, "shipper" pour le fabricant de vêtements S. Rubin Ltd. A 21 ans, après avoir été déchu de sa citoyenneté polonaise par le régime communiste, puis être devenu apatride pendant dix ans, Ben obtient la nationalité canadienne. En effet, après la Shoah en 1946, alors qu'un nouveau pogrom éclatait dans le pays, le gouvernement polonais invitait ses citoyens juifs dont le passeport portait toujours la mention "juif" estampillée en grasses lettres à rentrer au pays sous peine d'être déchus de leur nationalité ; ce fut le cas de Ben et de sa famille. A Montréal, au moment où on lui propose une promotion majeure : directeur des ventes pour toutes les provinces de l'Est, il démissionne et reprend ses études, obtient son bac et entre à l'Université Concordia de Montréal, l'année même où Léonard Cohen fait son entrée dans l'autre université plus prestigieuse de Montréal, McGill. Deux destins de poètes qui auraient pu se croiser. Mais dans un premier temps, pour payer ses frais de scolarité et son loyer, Ben se fait chauffeur de taxi pour un entrepreneur roumain aux dents en or qui avait réussi à échapper aux griffes de Ceausescu. Il commence à écrire des articles pour l'hebdomadaire universitaire et assiste à de nombreuses jam-sessions. Ben rencontre le jazz, et le calypso à travers ses amitiés antillaises. De nombreux étudiants venus des Caraïbes anglophones, Trinidad, Jamaïque, Tobago, étaient en effet inscrits à la l'Université Concordia. Deux ans plus tard, Ben est nommé rédacteur en chef du "Georgian", l'hebdomadaire universitaire. C'est à cette occasion qu'il invite le grand pianiste de jazz Thelonius Monk à la salle Maisonneuve de Montréal Est. Retenu par les douanes, Monk arrive trois heures en retard en pleine tempête de neige et retrouve les organisateurs complétement éméchés par l'attente dans les salons de l'hôtel Laurentien. Le concert en solo, inoubliable, fut un immense succès. Déjà à l'époque, l'administration de l'université faisait part de son inquiétude au directeur du journal, à savoir Ben Zimet, quant aux nombreuses personnes de couleur noire qu'il a recrutées dans son équipe (d'ailleurs deux ans après son départ en Europe, des émeutes antiraciales dévastèrent le campus). Entre temps largement inspiré par ses lectures d'Henry Miller, et profondément habité par la nécessité de rejeter le rêve américain, Ben s'embarque en février 1960 sur un cargo à destination de Liverpool, en Angleterre. Ni sa famille, ni ses amis ne comprennent.

A la recherche de

       Son ami et mentor Simson, lui-même en rupture de ban avec la société américano-canadienne, et poète à ses heures, l'attend avec impatience à Torremolinos, un petit village de pêche alors méconnu, tout près de Malaga en Espagne franquiste. On écrit, on boit, on fume de la marijuana, on écoute Miles Davis et Billie Holiday en boucle. On assiste aux processions de la Semaine Sainte. On va aux courses de taureau. Et on passe des heures au Bar Central de Torremolinos où se retrouvent tous les autres expatriés. Ben écrit un premier roman intitulé Andalusian Fugue for Skin Flute and Orchestra qui ne sera jamais publié. On fait un petit tour à Tanger et on découvre les merveilleux paysages marocains. On vit de trois fois rien. Et on ne se préoccupe absolument pas de l'avenir. On occupe une petite villa au bord de la mer pour vingt dollars par mois. C'est alors que survient la fameuse Madame C. d'Arfons expatriée elle aussi, française d'origine, et qui vient d'être remerciée par l'école Berlitz. Elle s'installe à la villa. A la fin de l'été, le groupe se disperse. Madame C. rentre à Carcassonne, Simson monte à Paris où il se fait volontairement mendiant de rue. Et Ben, toujours en quête d'une terre promise et à la recherche de la terre de ses ancêtres, voire des prophètes de la Bible, traverse tout le sud de l'Europe en vespa pour atterrir au Pirée à Athènes d'où il prend un cargo à destination d'Israël. Il y passe six mois, dans un kibboutz proche de Gaza dirigé par son cousin germain Beni Zimet, à arroser les cacahuètes. La rencontre avec les prophètes tarde à venir. Ben a la nostalgie du vieux pays. Il trouve un cargo qui l'amène de Haïfa à Marseille en passant par Izmir et Naples où il découvre les merveilles de Pompéi. Nous sommes en novembre 1960. De Marseille, il monte à Paris, toujours en vespa, sous une pluie glaciale. Il retrouve Madame C. et Simson au Sélect à Montparnasse. Une nouvelle vie communautaire commence dans l'appartement de feu le Général Vidal, un lointain cousin de Madame C. . Il y fréquente le milieu artistique. On y croise Sartre, Becket, Zadkine, Giacometti. Il réalise ses premiers dessins à l'encre de chine, tout en travaillant comme journaliste et traducteur pour Radio France Internationale.

 

Une voix pour le Yiddishland

       Ben chante à la maison pour ses amis. Il connaît une petite poignée de chansons yiddish qu'il a entendues chez lui dans son enfance. Secrètement il rêvait depuis toujours de devenir chanteur de blues. Finalement c'est à travers la chanson yiddish qu'il y parviendra, encouragé par Madame C. et Louise Dhour, une figure de Montparnasse, égérie du fameux Charles Estienne. Mais il doit vaincre sa timidité maladive pour réussir à monter sur scène. En quête de spiritualité depuis toujours, Ben Zimet éprouve une grande attraction pour l'enseignement des maîtres du hassidisme et les musiques qui les portent, et tout particulièrement pour le fondateur du mouvement, le Baal Chem Tov. Il fréquente assidûment la bibliothèque de l'Alliance Israëlite Universelle, la plus grande d'Europe sur le judaïsme, une mine d'or pour ses manuscrits, ses partitions et ses ouvrages savants sur les musiques juives et la culture yiddish en particulier.

La section suivante va être complétée au fur et à mesure des Newsletters

       Puis c'est la rencontre avec Maurice Alezra, directeur du célèbre café-théâtre La Vieille Grille où des Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, des Stivell et des Rufus avaient fait leurs débuts. Ce dernier l'encourage à se lancer bien que personne à l'époque ne parle de la chanson yiddish : elle semblait avoir disparu, engloutie dans le désastre de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Le Mot du mois de juin 2018

         Il y a quelque temps de cela, j'ai appris que « La Vieille Grille » était menacée de disparaître. « La Vieille Grille » c'est ce petit café-théâtre aujourd'hui mythique, créé par l'inénarrable Maurice Alezra avec son humour et son charme judéo-oriental. Arrivé dans sa jeunesse d’Algérie, il pratiqua d’abord le métier de tailleur. Mais follement attiré par la musique et le théâtre, il récupéra une petite épicerie située juste en face de la Grande Mosquée de Paris, à deux pas du Jardin des Plantes. Il la transforma en ce qui devint le premier café-théâtre de Paris, inspiré du modèle américain. C'était vers la fin des années 50. Y firent leurs débuts des gens comme Zouc, Rufus, Jacques Higelin, Fontaine et Arezki, Alain Stivell, et j’en passe. Mon amie, la chanteuse Louise Dhour, ancienne égérie du poète Charles Estienne, me fit découvrir le lieu au milieu des années 60. J’étais émerveillé par la diversité des spectacles qui s’y produisaient tantôt au premier étage, tantôt au rez-de-chaussée, tantôt dans la cave et souvent simultanément. Dans mon atelier d’artiste de la rue Alphonse Bertillon, à deux pas de chez Brassens, je pratiquais le dessin à l’encre de Chine quand mes activités de traducteur et de journaliste radio m’en laissaient le loisir. Louise venait souvent à la maison, accompagnée parfois de Maurice Alezra. C’est là qu’il m’entendit pour la première fois chanter en yiddish. Un an plus tard, il m’invitait à me produire à " La Vieille Grille ". Pour moi, c’était comme si j’arrivais aux portes du Paradis. Par la suite j’y ai été programmé régulièrement avant d’y créer avec la chanteuse Talila un spectacle, Yiddish Café (dont l’album du même nom est paru en 1994), qui pulvérisa tous les records de « La Vieille Grille » : plus de 500 représentations sur une période de deux ans et demi. Toute la presse parisienne en a parlé (j'ai les doubles). On a quand même eu un Prix Nobel dans le public : George Charpak !, feu Claude Berri, Bernadette Lafont, et on refusait  tout le temps du monde. Plusieurs musiciens se relayèrent pour nous accompagner dont le fameux accordéoniste et pianiste Eddi Schaff et le non moins fameux Jean-François Zygel. Jamais je n’ai connu un patron aussi drolatique que Maurice Alezra et, sans doute, comme beaucoup d’autres qui ont fréquenté " La Vieille Grille ", je regrette aujourd’hui son absence dans ma vie. J'avoue que l'idée que cet endroit tombe entre les mains d'un marchand de biens quelconque insensible aux arts, et devienne pizzéria ou je ne sais  trop quoi me fait très mal au cœur. Qui sait, peut-être y aura-t-il un miracle et « La Vieille Grille » sera-t-elle sauvée ? J'ai demandé à mon marabout de s'appliquer.

Nous sommes en 1973. Avec le regretté pianiste accordéoniste Eddy-Addi Schaff, le clarinettiste Teddy Lasry, le violoniste Maurice Karachevsky-Delaistier et le contrebassiste Pierre-Yves Sorin, Ben ZIMET interprète ses Chants et Contes du Yiddishland dans de nombreux théâtres parisiens (Théâtre Mouffetard, Théâtre Présent, Théâtre La Bruyère, La Gaité-Montparnasse, Le Palace, Les Bouffes-du-Nord). Puis le Théâtre de la Ville, en mai 1981 avant de sillonner l'Europe tout entière.

       Vers 1975 à la suite d'un concert organisé par la radio allemande WDR (West Deutsche Rundfunk) à la Maison de la Radio, on lui demande d'organiser d'autres concerts à Paris sur toutes les cultures minoritaires et populaires de Paris pour cette même radio. L'expérience durera dix ans.

       C'est grâce à la complicité d'Olivier Revault d'Allonnes, professeur d'esthétique de l'art à la Sorbonne, et de l'inénarrable Blaise Gauthier, responsable culturel au Centre Pompidou, qu'eut lieu  sous la  direction artistique de Ben ZIMET, le Premier Festival de la Culture Yiddish du Paris d'après-guerre. Trois semaines de spectacles, d'expositions, de colloques, et de débats. La presse nationale ignora ce festival, mais le public parisien fut au rendez-vous : le succès fut aussi phénoménal qu'inattendu. Tous les grands noms du yiddish parisiens, peu nombreux à l'époque et inconnus du grand public, y participèrent. Ben ZIMET y donna ses Chants et Contes du Yiddishland à guichet fermé. Un Dybbouk pour deux personnages fut créé à l'occasion, à son instigation, par le grand acteur Bruce Meyers (le Dybbouk est la pièce de théâtre yiddish la plus emblématique et la plus célèbre depuis plus d'un siècle) qui le donna par la suite des centaines de fois sur les grandes scènes du monde entier. Le yiddish à l'époque n'était rien nulle part, et même complètement ignoré en Israël. On parlait aussi très peu de la Shoah. La venue de Peter Brook, alors au faîte de sa gloire, accompagné de sa troupe fut vécu comme un immense honneur. Nicole Eizner, sociologue, Richard Marienstras, professeur de lettres et Rachel Ertel, professeur de yiddish à l'Université et écrivaine, prirent une part active à l'organisation du festival. Un an plus tard, il fut repris et organisé par Ben ZIMET sur la scène nationale de Caen et y connut également un succès exceptionnel.

       Puis, en 1986, sous la direction de Rachel Salik, anversoise et yiddishophone comme lui, il créé son Yiddish Cabaret, un spectacle de théâtre musical qui jouera dix jours à guichet fermé au même Centre Pompidou, sous la menace des bombes et des attentats, avant de partir en tournée en France. Avec la chanteuse Talila qui est devenue sa compagne, ils forment un duo emblématique. Parmi les nombreuses tournées, l'une des plus marquante fut celle organisée par le CCF en Israël. Sept concerts mémorables sur les scènes nationales du pays de Haïfa à Beersheva en passant par Tel Aviv et  Jerusalem.

       Sollicité comme conteur, il participe activement aux débuts du renouveau du conte en France, aux côtés d'Henri Gougaud, de Yannick Jaulin, de Manféi Obin, de Mimi Barthélémy, d'Anne Kovalevsky et de bien d'autres encore. Il a publié plusieurs ouvrages de contes aux Éditions du Seuil.

 

       En 1991, il tient le rôle principal dans le spectacle Yiddish in America inspiré de l'œuvre de Cynthia Ozick, au Théâtre 13 à Paris, dans la mise-en-scène de Patrick Haggiag.

       Ben Zimet a enregistré une quinzaine de disques de chants yiddish et de musique, seul ou avec la chanteuse Talila. Ses deux plus récents risques sont Un Enfant de la Corrèze (2014), autobiographie d'un enfant caché, du même nom que le spectacle mis en scène par Lionel Parlier (création en 2011 avec Maurice Delaistier, Michel Derouin, Nicole Uzan, lumières Jean Grison), et Aux Sources du Klezmer (2015), son Best Of.

Histoire de l'esclavage

       Installé pendant quelques années au Sénégal, Ben ZIMET y a créé en mai 2007 dans l'île de Gorée la première édition du Festival international du conte et de la parole, dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l'esclavage. Ce festival réunissant une centaine d'artistes africains pendant trois jours sur l'ile-symbole de Gorée a trouvé un immense écho dans toute l'Afrique de l'Ouest pendant les trois années de son existence. Des milliers de jeunes et de moins jeunes africains y ont assisté et retrouvé les symboles de leurs racines.

D'autres aventures

       Ben Zimet a joué dans plusieurs films, dont Rencontre avec des Hommes Remarquables de Peter Brook qui rend hommage à Gurdjieff et Swing de Tony Gatlif qui se veut un hommage aux musiques tziganes, arabes et juives. Il a également interprété le rôle d'un exorciste dans le film Les Démoniaques réalisé par Jean Rollin.

       Il aime beaucoup échanger avec les enfants et les adolescents. De nombreux projets au long cours se sont créés pour eux. Les derniers en date concernent des élèves du lycée Paul Eluard à Saint Denis où un travail de plusieurs mois a abouti à la création d'un spectacle de théâtre musical d'élèves en 2014 : "Comme une pierre sur le coeur", sur les discriminations, qui répondait comme un écho au spectacle autobiographique de Ben Zimet "Un Enfant de la Corrèze", et un autre en 2015, "Mémoires lycéennes et Seconde Guerre Mondiale" en lien avec les commémorations des 70 ans de la fin de cette guerre (prix de la Fondation Seligmann).

Famille

       Ben Zimet est le père de cœur de Stéphane ; le père de Rachel Zimet, directrice de centre social à Marseille-Nord ; de Joseph Zimet, directeur de la Mission du Centenaire 14-18 et époux de la femme politique française Rama Yade ; de Simon Zimet, écolier. Il est aussi le grand-père de Oscar Homez, le fils de Rachel Zimet, et de Jeanne Zimet, la fille de Joseph Zimet et de Rama Yade.

Ben ZIMET et Katell GRABOWSKA

Sabine, Ben et Marc ZIMET

Crédits : Ben ZIMET

Merci à Anne Pellegrini et à son compagnon Nicolas de Lavergne pour leurs recherches généalogiques

Au Canada

Crédits : Ben ZIMET

Dessin de Ben ZIMET

Crédits : Ben ZIMET

Dessin de Ben ZIMET

Crédits : Ben ZIMET

Lycée

Paul Eluard

2014

Crédits Michèle GARREC