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© 2017 par Ben ZIMET et Katell GRABOWSKA. Tous droits réservés.

Aux Sources du Klezmer

Le Dauphiné Libéré, 11 août 2017

Carpentras, Festival de Musiques Juives

Gheorghe CIUMASU, Marine GOLDWASER, Ben ZIMET et Katell GRABOWSKA

Un spectacle musical de Ben ZIMET

     Un vent nouveau souffle sur ce spectacle qui vous transporte d’emblée ailleurs, dans l’univers particulier de Ben ZIMET. Ce spectacle n’est pareil à aucun autre. On y sent tout le poids des mots « traditionnel » et « renouveau » tant galvaudés de nos jours. Il conduit d’Odessa à New York, de Vienne à Berlin en passant par Cracovie, et même Dakar sans oublier Jérusalem. La musique klezmer y croise le jazz, la musique tsigane, les onomatopées hassidiques, les rythmes d’Afrique, les mélodies de Moldavie et la musique classique. Ben ZIMET raconte en français et plante le décor de chaque nouvelle chanson pour mieux en faire résonner les mots. Héritier des « badkhan », les amuseurs de mariage traditionnel, il vous entraine avec son humour extravagant dans la folie des poètes et des conteurs yiddish, celle des savants et de l’idiot du village. « Aux Sources du Klezmer » est un spectacle qui vous prend à la gorge de plaisir et qui vous chauffe le cœur. Un accordéoniste virtuose, une clarinettiste-flûtiste époustouflante, une chanteuse poignante, vingt chansons, quatre instrumentaux endiablés, une danse étourdissante et une poignée de textes exceptionnels, le tout savamment agencé, et le tour est joué. Mais, ne vous y trompez pas, derrière l'apparente facilité du jeu musical, des paroles et de la théâtralité qui s'en dégage, il y a tout un univers savamment construit au fil des ans par celui que l'on appelle aujourd'hui le père fondateur du renouveau de la musique yiddish en France.

Ne ratez pas le spectacle « Aux Sources du Klezmer » !

Ben ZIMET : narration et chant yiddish                 

Gheorghe Ciumasu : accordéon

Marine Goldwaser : clarinettes et flûtes                 

Katell Grabowska : chant et danse

 

Durée : 1h30

" De sa voix profonde, avec son physique étonnant d'errant de tous les chemins, Ben Zimet s'impose comme le grand troubadour actuel du peuple yiddish."

Arthur Dreyfus, France Inter, en direct d'Avignon 2013

" Ben Zimet, on le connait depuis la nuit des temps. Il est notre conscience, notre petite lumière incandescente, de celles qui restent en nous à jamais."

Hélène Schoumann, Jerusalem Post, 2014

" Il est entouré de musiciens de grand talent entre Gheorghe Ciumasu à l’accordéon, Marine Goldwaser une clarinettiste hors pair et Katell Grabowska qui l’accompagne merveilleusement de sa voix sensuelle, le tout dans une complicité chaleureuse."

Anne Cholet, Le Dauphiné Libéré, 2017

Né en Moldavie, Gheorghe CIUMASU débute l’apprentissage de l’accordéon à l’âge de 14 ans. Il poursuit ses études à l’Université des Beaux-Arts de Chisinau. Après son diplôme en 1998, il poursuit son activité de pédagogue et dirige l’orchestre Struguras de Valcinet, spécialisé en musique traditionnelle moldave et roumaine. A son arrivée en France, il étend son répertoire aux musiques traditionnelles des pays de l’Est (polonaises, russes, ukrainiennes, hongroises, bulgares et tsiganes, et plus particulièrement yiddish) et au répertoire français.  Il joue avec Cocktail Mazel Tov, Klezmer kaos, Paris Odessa, Shpilkes, Tsuica, Chloé Breillot, Roberto Crisafulli, Marthe Desrosieres, Agnès Deutsch, Marine Goldwaser, Rona Hartner, Sarah Laredo, Violaine Lochu, Samuel Maquin, Nedim Nalbantoglu, Ghenadie Negru, Charles Rappoport, Ben Zimet.

Marine GOLDWASER a débuté sur scène dès son plus jeune âge au sein d'un groupe de musiques traditionnelles d'Europe de l'Est et avec la troupe familiale "Le Théâtre de l'air" de son père, le grand comédien yiddish Raphaël Goldwaser, avec laquelle elle participe à plusieurs créations en tant que musicienne et comédienne. Elle a commencé ses études au conservatoire de Strasbourg en musique ancienne, puis y étudie également la clarinette classique. Elle est admise au CNSM de Lyon en 2010 et devient une spécialiste de la flûte roumaine. Depuis elle se tourne vers d'autres horizons musicaux. Elle joue dans des ensembles variés allant du conte musical à la musique baroque en passant par le klezmer et la chanson yiddish.

Après des études de piano, Katell GRABOWSKA se tourne vers le chant lyrique, et développe sa technique vocale auprès de Nicole Uzan, puis de Brigitte Le Baron. Elle se spécialise dans la musique vocale polyphonique, affectionnant particulièrement le un par voix au pupitre d'alto ou de soprano II. En parallèle, elle a travaillé l’improvisation dansée auprès de Jessie LEIBOVICI. Depuis sa rencontre avec Ben ZIMET en 2013, elle renoue avec ses racines polonaises et l’accompagne dans ses divers projets comme chanteuse, danseuse, et actrice, sur scène et auprès des scolaires.

Un deuxième extrait du même spectacle

Un premier extrait du spectacle donné

à la médiathèque d'Issy-les-Moulineaux le 4 février 2018

  Les spectacles de contes 

Seul ou entouré de ses musiciens, découvrez les fameux contes du Yiddishland de Ben ZIMET, pour les grands et les moins grands :

Les contes de Khelm, la ville des fous qui se prennent pour des sages, Le chemin de la Terre Promise, Le roi qui n'avait jamais eu d'enfant, Les deux possibilités, Le pigeon plumé, Comment le temps est venu au monde, Comment l'argent est venu au monde, Les pieds emmêlés, Deux chansons pour trois cents roubles, etc ...

Crédits Michèle GARREC

Histoire du Roi Salomon (extrait)

« Un jour, le roi Salomon dit à son conseiller principal :

- J’ai lu dans les étoiles que tous ceux qui mangeraient de la récolte de cette année seraient frappés de folie. Qu’allons-nous faire, mon ami ?

- [...]

- Nous n’avons pas d’autre solution que d’être fous avec tout le peuple. Mais je voudrais que nous fussions différents en ceci : que nous sachions notre folie !

- Comment y parvenir, sire ?

- Nous allons, toi et moi, graver sur nos fronts le signe de la folie. Chaque fois que je te regarderai, chaque fois que tu me regarderas, nous saurons l’un et l’autre que nous sommes fous, qu’il fut un temps où nous ne l’étions pas et que viendra peut-être le jour où nous ne le serons plus ! »

Un extrait du conte du "Pigeon plumé"

Image Michèle GARREC

Le conte de "La Première Larme"

Image Michèle GARREC

Depuis le Festival VOX de Montreuil, j'ai introduit plusieurs nouveaux contes à mon répertoire dont « Le roi Mathias 1er » que j’ai adapté d’un livre éponyme de Janusz Korczak. Ce célèbre pédiatre, pédagogue et écrivain juif polonais est aujourd’hui reconnu dans le monde entier. Il a révolutionné le statut de l’enfant considéré comme un être à part entière doté de droits. Dans ses orphelinats, il institua une République des Enfants qui valorisait ces droits tout en développant l’autogestion. Il consacra l’essentiel de sa vie aux enfants les plus démunis, et notamment ceux qui étaient enfermés dans le Ghetto de Varsovie, avant de choisir en 1942 ou 43 de les accompagner pour l’ultime voyage à Treblinka.

Le livre s’appelle donc « Le roi Mathias 1er ». C’est l’histoire tout à fait drôle d’un petit prince qui, à la mort prématurée de son père, hérite du trône, bien qu’il ne sache au départ ni lire, ni écrire, ni même compter, au grand scandale de ses ministres. Mais Mathias est très intelligent et volontaire. Il prend rapidement les choses en main, lance d’innombrables projets en faveur des enfants les plus démunis  du royaume. Voici par exemple trois de ses principales réformes : 1) que l’on construisit dans toutes les forêts, sur les montagnes et au bord de la mer, beaucoup de maisons pour que les enfants pauvres puissent y passer l’été ; 2) que des balançoires et des manèges avec musique soient installés dans toutes les écoles ; 3) qu’on créât dans sa capitale un grand parc zoologique où il y aurait des animaux sauvages, lions, ours, éléphants, singes, serpents et oiseaux. Puis il part à la guerre, triomphe glorieusement de l’ennemi avant de repartir au fin fond de l’Afrique à l’invitation d’un grand roi cannibale dont il devient l’ami intime et qui lui offre tout l’or que lui Mathias voudra bien ramener au pays pour améliorer le bien-être de ses sujets, et plus particulièrement celui  des enfants.

L'histoire du Chantre

Un conte traditionnel yiddish de la Création

Image Michèle GARREC

  Un Enfant de la Corrèze 

La famille ZIMET au complet à Anvers juste avant la guerre : Dora, Osjasz, Ben, Sabine et Marc

"Un Enfant de la Corrèze"  est un spectacle de théâtre musical qui raconte à la première personne l’histoire d’un enfant juif anversois caché en France pendant la guerre. C’est l’histoire vécue de l’auteur, présent sur scène pour la raconter lui-même soixante-dix ans après. Textes originaux en français, musiques françaises de l’époque et chants yiddish et araméens s’y succèdent. L’humour y côtoie le tragique. L’on revit le départ de Belgique, l’exode, Pétain, les maquis, la vie de château, les patriotes français, la survie, les rafles. L’auteur y rend un hommage vibrant au courage de ses parents et aux simples citoyens qui lui ont sauvé la vie. Le spectacle est tout public à partir de 8 ans.

Ben ZIMET : narration et chant yiddish

Katell Grabowska : chant

Gheorghe Ciumasu : accordéon

Lumières : Luc Khiari

Durée : 1h15

La Vieille Grille, Paris ; Francophonies de Limoges ; Festival du Gour Noir, Corrèze ; Festival AMAC, Lyon ; Théâtre de la Bruyère, Paris ; Festival Off, Avignon 2013 ; Lycée Paul Eluard, Saint-Denis ; Carré Rondelet, Montpellier ; Scène Watteau, Nogent-sur-Marne ; Centre Mayaan, Paris ; Mémoires Juives en Limousin (Saint-Setiers, Meymac, Eymoutiers) ; Festival de Vassivière ; Mémorial de la Shoah, Paris

Spectacle créé avec le soutien de : Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Spedidam, OSE, Fondation du Judaïsme Français, Alliance Israëlite Universelle, Sacem, Mme Brigitte Coudrain

" Le merveilleux conteur qu'est Ben ZIMET domine, de sa silhouette aristocratique, ce cabaret feutré comme une grotte de théâtre dans laquelle surgissent les fantômes."

Armelle Héliot, Le Figaro

"Sans doute parmi les témoignages les plus bouleversants d'un "enfant caché" comme l'ont vécu des milliers d'autres gamins juifs en France sous l'Occupation".

Gérard Bar-David, l'Arche

"De la fenêtre grande ouverte au deuxième étage de notre petit appartement, à Anvers, je vois au loin un ciel gris sans nuage soudain strié d’éclairs fulgurants. Juste après, on entend une série de coups sourds, semblables à des coups de butoir : c’est le canon qui gronde. J’ai cinq ans et l’impression d’assister à un spectacle. Dans la rue en face de chez nous, des soldats belges casqués, en uniforme kaki, creusent hâtivement une tranchée. Tout à l’heure, nous leur porterons du café chaud."

"C’est à Nissan-lez-Ensérune que je l’ai vu pour la première fois. […] Maréchal, me voilà ! Maréchal, te voilà ! Maréchal, nous voilà devant toi, le Sauveur de la France ! Vous ne pouvez pas vous imaginer combien ça me faisait plaisir d’être comme les autres. Moi aussi j’y avais droit ! « Aux armes citoyens, formez vos bataillons ! » […] Je ne l’ai plus jamais revu, sauf en photo, dans les journaux, après la guerre, pendant le procès. Ils l’ont déporté aussi, sur une île déserte en plein océan, comme Napoléon. Mais pas pour les mêmes raisons."

A Nissan, la classe en route pour aller voir le Maréchal Pétain en 1941. Ben est tout à droite.